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Etats-Unis: la fin du “French bashing”?

09/03/2008 | 2 Commentaires

Suite à l’intervention de Dominique de Villepin au Conseil de Sécurité de l’ONU en 2003 et la décision française de ne pas suivre les Américains dans leur croisade iraquienne, le "French bashing" était devenu un véritable sport national aux Etats-Unis. Ou, en tout cas, dans les talk shows américians et les discours de la droite néo-conservatrice. 

Le "French bashing"? La francophobie. Se foutre de la gueule des Français à tout propos, de leur couardise, de leurs défaites militaires, de leurs moeurs politiques, du "modèle social" français… de leurs frites!

En arrivant aux Etats-Unis, il y a maintenant 3 ans, je m’attendais effectivement à me faire conspuer… Ce ne fût pas le cas. Contrairement à leur presse et à leurs élus, les Américains que j’ai rencontrés m’ont toujours semblé avoir une image très positive de la France. Une image un peu trop "Amélie Poulain" à mon goût. Mais après tout, de l’autre côté de l’Atlantique, que connaissent réellement les Français de la vie aux US? 

Force est de constater que la francophobie ne fait plus recette sur les networks américains. La preuve avec cette vidéo de Bill Maher (HBO):


En revanche, où en est l’anti-américanisme en France?  Souvent tout aussi détestable et réducteur que le "French bashing" américain, il me semble qu’il continue de se développer. Attention, je ne suis pas un fan de Bush, bien au contraire. Et je ne glorifie en rien le modèle américain. Mais le fait que je me sente obligé de le préciser ne démontre t-il pas que l’anti-américanisme français est bien plus profond, plus solidement implanté que le "Franch bashing" des Américains? 



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Barack Obama “assassiné” dans une gallerie d’art

Barack Obama

La Naomi Gates Gallery de New-York présente en ce moment (du 28 février au 30 mars) une exposition de Yazmani Arboleda intitulée "the assassination of Barack Obama" dont vous pouvez avoir un aperçu ici.
Qu’on se rassure! Le communiqué de presse de la gallerie d’art précise qu’il s’agit "d’explorer les diverses tentatives d’assassiner la réputation du candidat" pendant cette période d’élection…

Depuis quelques jours, le site de la Naomi gates Gallery précise que l’exposition est "momentanément" suspendue du fait d’une action judiciaire.

L’an dernier, je prenais un taxi en rentrant de l’aéroport, à Washington. J’engage la conversation avec le chauffeur de taxi. Il me parle de Sarkozy. Je zappe et lui parle des primaires qui se préparent. Il m’indique alors qu’il est membre du Parti Démocrate et qu’il a l’intention de soutenir Hillary Clinton.
_ Et Obama?  lui dis-je.
_ Obama? Je l’aime bien. Mais soyons raisonnables. Il va se faire descendre! Tous ceux qui ont tenu ce genre de discours auparavant se sont fait assassiner: Luther King, Kennedy. Non, l’Amérique n’est pas prête!

Tout le monde y pense. Car faire de la politique aux Etats-Unis est un métier à haut risque. En 2007, Barack Obama a été le premier des candidats à être placé sous protection des services secrets. Et ce, bien avant le lancement officiel des primaires. Jamais aucun candidat à la Présidentielle n’avait été placé si tôt sous protection officielle d’ailleurs.
John McCain, quant à lui, a refusé cette protection.

Pour mémoire, les Présidents Abraham Lincoln, John Garfield, William McKinley et John Kennedy sont morts assassinés. Quant à Theodore Roosevelt, Franklin Delano Roosevelt, Harry Truman, Gerald Ford et Ronald Reagan, ils ont eu plus de chance et ont tous réchappé à des tentatives de meurtre. Bobby Kennedy, le frère de JFK, lui, a été assassiné alors qu’il était candidat à la Présidence. Les leaders du mouvement des droits civiques, Martin Luther King et Malcom X, ont subi le même sort.

Triste tradition politique…

Jusqu’à présent, la presse s’auto-censurait sur le sujet. Personne n’y faisait publiquement référence. C’est fini. On ne parle pas de menaces précises sur le candidat, mais de la crainte grandissante que la "fairy tale" (le comte de fée) se finisse mal:

- The New York Times: In painful past, hushed worry about obama
- Phoenix.com: The "A" word
- Radaronline: writing about the unthinkable

 

Lire également:

–> Obama-Clinton: demandez le programme!
–> McCain: un RINO à la Maison Blanche? 

Photo: Barack Obama sur Flickr