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UMP: premiers craquements?

22/03/2008 | déjà un commentaire

 tout devient possible

Le 15 février 2008, l’improbable trio Villepin-Royal-Bayrou signait un appel à la vigilance républicaine publié dans l’hebdomadaire Marianne.

Le 21 mars, c’est au tour de vingt députés de la majorité de marquer leur différence et de lancer un appel, dans le quotidien "Les Echos" cette fois-ci: "Les réformes sont indispensables, elles doivent être justes".

Les signataires sont majoritairement des membres des courants "centriste" et libéral de l’UMP, regroupés pour l’occasion derrière Pierre Méhaignerie. L’ancien patron du CDS (la composante "démocrate-chrétienne" de l’ancienne UDF), rallié à l’UMP dès 2002, marque peut-être également ici le mécontentement des anciens UDF embrigadés dans l’UMP (ou le Nouveau Centre) qui sont finalement bien peu représentés au gouvernement et dont les positions politiques ne sont que très rarement prises en compte. [il vous l’avait pourtant bien dit!].

On y retrouve aussi Charles de Courson (député Nouveau Centre, ancien proche de François Bayrou), Thierry Benoît (député "non inscrit", élu sous l’étiquette MoDem), Michel Bouvard (UMP, spécialiste des questions budgétaires), Laurent Hénart (UMP-Radical). Vingt députés qui signent un appel… c’est en soi une mise en garde sérieuse: c’est déjà suffisant pour créer un groupe parlementaire. L’opposition interne serait-elle en train de s’organiser? A quand un appel des villepinistes?

Sous une forme assez sobre, il s’agit bien d’un réquisitoire contre les réformes engagées par Nicolas Sarkozy depuis son accession au trône son élection à la Présidence de la République: critique du "paquet fiscal", demande d’inflexion de la politique fiscale en faveur des salariés à bas revenu,… Nos députés rebelles prennent pourtant bien garde de ne pas franchir la ligne jaune et affirment à plusieurs reprise leur soutien aux réformes engagées (qu’ils critiquent vertement deux lignes plus bas).

"Nous soutenons la volonté de réforme du gouvernement, mais nous restons très vigilants vis-à-vis du contenu des réformes, qui ne peuvent se faire sans esprit de justice." C’est marrant: même à l’UMP, on ressent le besoin d’être "vigilants" vis-à-vis du Président de la République!

 

 

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Les réformes sont indispensables, elles doivent être justes
Les Echos - 21 mars 2008 

"Seule l’action réformatrice du gouvernement permettra à la France de retrouver le plein-emploi et de redonner aux Français confiance dans l’avenir. A l’issue des élections municipales, nous voulons et nous devons poursuivre les réformes, même les plus difficiles. Mais nous savons qu’elles ne seront acceptées et soutenues par les Français que si elles sont marquées du sceau de la justice. Comment et dans quel sens agir alors que nous sommes face à trois contraintes ?

· La contrainte de la dette et des déficits. Toute aggravation ruinerait la confiance en l’avenir et la solidarité à l’égard des jeunes générations. Dans le domaine des dépenses publiques, de nombreux redéploiements sont possibles et nécessaires.

· La contrainte liée à la forte progression des dépenses sociales.Dans une récente étude du CERC, il est démontré qu’au cours des quinze dernières années, l’accroissement du pouvoir d’achat s’est fait essentiellement par les prestations sociales, par le salaire différé plutôt que par le salaire direct.

· La contrainte internationale, qui tire les classes moyennes vers le bas et les classes supérieures vers le haut, creusant les inégalités.

Face à ces trois contraintes, nous devons trouver un nouvel équilibre entre exigence d’efficacité et exigence de justice sociale.

Il nous faut améliorer le minimum vieillesse, les pensions de réversion et le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus. Cela passe, non par des dépenses publiques supplémentaires, mais par un effort fiscal plus justement réparti. Le paquet fiscal, dont les mesures sont pour l’essentiel orientées vers les classes moyennes, doit être complété soit par un plafonnement des niches fiscales et sociales, soit par la mise en oeuvre d’un impôt minimum sur la dernière tranche d’imposition. Il ne s’agit pas de créer un nouvel impôt, mais de faire en sorte que l’empilement des niches en matière d’impôt sur le revenu ne puisse réduire ce dernier de plus de 60 %. En effet, les plus hauts revenus ne doivent pas pouvoir s’exonérer totalement de l’impôt. C’est un objectif de justice fiscale et sociale. Redéployer ainsi ces 800 millions d’euros vers les retraites les plus faibles et la prime pour l’emploi est donc non seulement possible mais nécessaire.

150.000 jeunes sortent du système scolaire sans le moindre diplôme, et particulièrement les jeunes des banlieues. Nous devons réformer profondément notre formation professionnelle qui est actuellement illisible, opaque et qui favorise la bureaucratie. Ses crédits, qui représentent plus de 20 milliards d’euros, doivent en partie être redéployés vers ceux qui sont les plus fragiles.

La réforme des retraites à venir doit être imprégnée de l’exigence de justice, comme elle le fut en 2003 en permettant à ceux qui ont commencé à travailler jeunes de partir plus tôt à la retraite. Le différentiel d’espérance de vie restant l’inégalité majeure de notre société, le travail posté, le travail de nuit, les métiers difficiles doivent être pris en compte lors du rendez-vous des retraites de 2008.

Les inégalités d’accès à la propriété ont été largement corrigées grâce aux mesures engagées par le gouvernement. Si nous voulons qu’elles jouent pleinement leur rôle, elles doivent être encore simplifiées. Par ailleurs, la rotation dans le parc HLM peut être fortement accrue grâce à deux mesures applicables depuis le 1er janvier : la location accession et le pass foncier. Grâce à elles, il est aujourd’hui possible d’accéder à la propriété dans la majorité des villes et des zones rurales, avec des mensualités voisines de 550 euros par mois.

Nous soutenons la volonté de réforme du gouvernement, mais nous restons très vigilants vis-à-vis du contenu des réformes, qui ne peuvent se faire sans esprit de justice.

Les ouvriers et les employés, qui ont été les grands perdants des deux septennats de François Mitterrand, ont largement contribué à l’élection de Nicolas Sarkozy. Nous devons et nous pouvons répondre à leurs attentes. Mais la confusion trop facile entre socialisme et social impose à la droite et au centre un effort beaucoup plus important de pédagogie, avec des objectifs lisibles, mesurables, vérifiables.

C’est ainsi que nous répondrons au dilemme de toute société. Trouver le bon équilibre entre deux exigences : plus d’efficacité et davantage de justice."

Les députés signataires sont : PIERRE MÉHAIGNERIE (UMP), Ille-et-Vilaine ; JEAN-PAUL ANCIAUX (UMP), Saône-et-Loire ; BENOIST APPARU (UMP), Marne ; THIERRY BENOIT (NI), Ille-et-Vilaine ; CLAUDE BIRRAUX (UMP), Haute-Savoie ; EMILE BLESSIG (UMP), Bas-Rhin ; MICHEL BOUVARD (UMP), Savoie ; YVES BUR (UMP), Bas-Rhin ; GÉRARD CHERPION (UMP), Vosges ; JEAN-LOUIS CHRIST (UMP), Haut-Rhin ; CHARLES DE COURSON (Nouveau Centre), Marne ; MARC-PHILIPPE DAUBRESSE (UMP), Nord ; PASCALE GRUNY (app. UMP), Aisne ; LAURENT HÉNART (UMP), Meurthe-et-Moselle ; ANTOINE HERTH (UMP), Bas-Rhin ; ETIENNE PINTE (UMP), Yvelines ; MICHEL PIRON (UMP), Maine-et-Loire ; FRÉDÉRIC REISS (UMP), Bas-Rhin ; JEAN-MARIE ROLLAND (UMP), Yonne ; VALÉRIE ROSSO-DEBORD (UMP), Meurthe-et-Moselle.


Tag(s): USA 2008

Obama et la question raciale

 

Flickr 

"Que Dieu maudisse l’Amérique" 

Les chaines de télévision américaines passent et repassent les images des prêches enflammés de Jeremiah Wright. Le pasteur Wright est un pasteur, adepte de la "théologie de la libération noire", qui fustige le "terrorisme" de l’Amérique blanche, voue aux gémonies cette Amérique qui traite une partie de ses compatriotes en "sous-hommes" et qui accuse le gouvernement américain d’avoir propagé le virus du sida… Un pasteur qui conclut parfois ses prêches par la formule choc: "Que Dieu maudisse l’Amérique!".

Jeremiah Wright est aussi le pasteur de l’église de Barack Obama. Un proche de la famille; certains disent "un père spirituel". Il l’a marié, a baptisé ses filles. Cette semaine, Obama s’est démarqué de manière claire des dérapages de son ami; mais ne l’a pas pour autant renié.

Son discours, condamnation de toutes les formes de racisme et appel à dépasser ces clivages, risque de ne pas faire le poids face au matraquage médiatique sur cette affaire. D’ores et déjà, Barack Obama est en baisse dans les sondages. Coup dur. Coup d’arrêt?

Mais finalement, pour Barack Obama, il est sans-doute préférable que cette polémique ait lieu maitnenant et pas dans la dernière ligne droite face à John McCain. A condition toutefois de ne pas s’effondrer avant la convention pour l’investiture démocrate…

Obama et la conquête du "vote noir" 

Métis, Obama a tout fait pour se faire accepter de la communauté noire "malgré" son éducation blanche. Il y a six mois encore, les African-americans disaient de lui qu’il n’était "pas assez noir". N’étant pas descendant d’esclave (mais d’un immigrant africain), ils jugeaient souvent qu’il ne pouvait pas les représenter. Beaucoup lui préféraient Hillary et clamaient que Bill Clinton avait été "le premier président noir des Etats-Unis".

Si aujourd’hui Obama apparait en mesure de remporter la primaire démocrate, c’est aussi parce qu’il a réussi à s’assurer le vote noir et, ainsi, à étendre son audience (limitée dans un premier temps aux jeunes blancs, éduqués, à la "génération internet" pour simplifier).

Car Barack Obama a tout mis en oeuvre pour gagner cet électorat. Tout d’abord, en s’assurant le soutien de personalités influentes dans la communauté africaine-américaine. On pense bien entendu au soutien des figures historiques de la lutte pour les droits civiques comme le révérend Jesse Jackson. Mais il ne faut pas négliger l’impact de l’engagement pro-Obama de personalités plus "people", telle Oprah Winfrey par exemple.

Paradoxalement, Obama a été aidé dans sa stratégie de conquête du vote noir par Hillary Clinton elle-même: ses déclarations visant à relativier l’influence de Martin Luther King dans la lutte pour les droits civiques ont choqué l’Amérique noire (mais pas seulement elle). Bill Clinton, qui aura été le premier à mettre en avant le problème de la question raciale en réduisant la victoire de Obama en Caroline du Sud à un vote communautariste,  a fini de sceller l’alliance entre Obama et les noirs américains. 

Accessoirement, c’est l’image de l’ancien président qui en a pris un coup. Bill Clinton avait laissé une image extraordinairement positive de sa présidence. C’est fini. C’est Obama qu’on attaque, mais c’est Clinton qu’on enterre.

Sur le terrain, les supporters de Obama ont cherché des relais pour convaincre la communauté noire. Ainsi, la conversion rapide des "Blacks" à la candidature Obama s’est faite aussi par la mobilisation de l’ensemble des organisations noires du pays: associations pour les droits civiques, mouvements d’aide sociale, associations de quartier…  mais aussi par l’engagement des églises noires et de leurs pasteurs. Le discours du révérend Wright n’est sans-doute pas isolé. Les prêches religieux pro-Obama n’ont sans doute pas été partout aussi caricaturaux et virulents; mais les églises noires ont bien joué un rôle dans le ralliement de l’électorat noir à la candidature du sénateur de l’Illinois.

 

Une image brouillée 

Car l’objectif était alors de "noircir" Obama auprès de la communauté africaine-américaine; alors même que, simultanément, Obama tenait des discours publics appelant à l’unité du pays et au dépassement des vieux clivages. La polémique actuelle vient également du télescopage entre ces deux discours: le discours officiel, politiquement correct du candidat et le discours beaucoup moins consensuel de ses supporters. Le doute s’installe: qui est vraiment Barack Obama?

Obama, jusqu’à présent, apparaissait comme un être sorti de nulle part. Ni noir ni blanc. Ni métis d’ailleurs. Un être éthéré prêchant pour une Amérique réunifiée. Une Amérique idéalisée. Assez éloignée de la réalité du pays. Obama, jusqu’à la semaine dernière, c’était aussi un beau produit marketing. Des discours hypnotiques. Un joli logo. On retenait de lui la volonté de changement et le volontarisme ("Yes, we can!"); un message d’"espérance"… sans bien savoir ce qu’il comptait faire une fois élu. Comme si l’important c’était l’élection d’Obama en elle-même, perçue comme un acte de rédemption de l’Amérique; et non pas la présidence de Obama et ce qu’il compte faire de l’Amérique ou pour l’Amérique…

Pour sortir de ce mauvais pas, Obama va devoir ré-orienter le débat, paler de ses projets, faire des propositions concrètes. Mettre en avant sa stratégie de sortie de la guerre en Iraq. S’attaquer à un John McCain dont le discours se droitise jour après jour. Sortir du débat stérile avec sa concurrente démocrate. En tout cas, il ne peut plus compter uniquement sur son charisme. 

 

La dernière chance de Hillary Clinton

Reste à savoir si Hillary Clinton cherchera à pousser son avantage et utilisera l’argument racial pour faire la différence. En fait, il semble évident qu’elle cherchera à profiter du mauvais pas de son adversaire car c’est sa dernière chance de gagner la primaire démocrate.

Ainsi, lorsqu’elle remercie Obama "d’avoir clarifié les choses", elle conforte l’idée qu’il y avait quelque chose à clarifier. Son jeu consistera donc à faire durer le plus longtemps possible une polémique qui désavantage son adversaire, tout en faisant attention à ne pas apparaître comme raciste. Affirmer que l’on n’a pas de leçons d’anti-racisme à recevoir, c’est aussi continuer à alimenter la polémique.

Mais Hillary Clinton joue gros: son acharnement à rester en course risque de lui faire perdre toute crédibilité auprès de l’électorat démocrate. Si elle devait aujourd’hui l’emporter face à Barack Obama, John McCain serait vraisemblablement élu, Hillary se trouvant alors dans l’impossibilité de mobiliser l’ensemble de son camp. Elle risque aussi de s’aliéner ses soutiens les plus naturels…

Ainsi, Bill Richardson, le gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique vient d’apporter son soutien à Barack Obama. Richardson est un des plus éminents représentants de la New Democratic Coalition, le courant clintonien au sein du Parti Démocrate.  Seul gouverneur d’origine hispanique, il explique son choix en faisant référence au discours de Barack Obama et à cette volonté de dépasser le problème racial. Et il conlut son discours en faisant un appel implicite à un retrait de la candidature de Hillary Clinton.

Pour l’emporter, Barack Obama devra non seulement dépasser cette polémique mais aussi convaincre les cols-bleux démocrates. En 1980 et 1984, cet électorat avait déjà fait défaut aux démocrates et s’était porté massivement sur le candidat Ronald Reagan. Un soutien de John Edwards dans les semaines à venir serait sans doute un élément-clé dans la course à l’investiture.  

Certes, la polémique sur les discours du révérend Wright met Obama face aux contradictions de sa campagne. Mais elle est peut-être finalement salutaire. Obama n’est pas un saint. Ce n’est pas non plus le messie. C’est un Américain. Un Américain comme les autres, pétri de contradictions.

Lire également:

–>  Bill Richardson choisit Obama
–>  Obama: un message d’unité
–>  Obama "assassiné" dans une gallerie d’art
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–>  McCain: un RINO à la Maison Blanche?

Photo: art crime sur Flickr 

 



Tag(s): Vidéo, USA 2008

Bill Richardson choisit Obama

Coup de théâtre! Le gouverneur Bill Richardson, le plus clintonien des clintoniens vient d’annoncer qu’il soutient finalement Barack Obama dans la course à l’investiture démocrate. Celui qui, jusqu’à présent, avait toujours suivi Bill Clinton décrit Barack Obama comme un "once-in-a-lifetime-leader".

 


Lire également:

–> Merci monsieur Richardson!



Tag(s): USA 2008

Obama: un message d’unité

Le 18 mars 2008 marquera sans-doute un tournant dans cette primaire démocrate. Barack Obama, une nouvelle fois attaqué sur la question raciale, a offert une réponse magistrale à ses détracteurs.

Au lieu de s’enfoncer dans la polémique sur les propos de son pasteur, il répond par un discours courageux. Je ne crois pas avoir entendu une description aussi claire et réaliste de la question raciale aux Etats-Unis. Et surtout, sur la nécessité de dépasser cette question raciale. Obama donne sa vision de l’Amérique:

"C’était là l’une des tâches que nous nous sommes donnés au début de cette campagne - continuer la longue marche de ceux qui sont venus avant nous, une marche pour une Amérique plus juste, plus égalitaire, plus libre, plus solidaire et plus prospère.

J’ai choisi de me porter candidat à la présidence à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pouvons pas résoudre les défis de notre temps si nous ne les résolvons pas ensemble - si nous n’améliorons pas notre union en comprenant que, bien qu’ayant des histoires différentes, nous avons des espoirs communs; que nous pouvons paraître différents ou ne pas tous venir du même endroit mais nous voulons tous aller dans la même direction - vers un avenir meilleur pour les enfants et de nos petits-enfants."

"Je ne serais pas en course pour la Présidence si je ne croyais pas de tout mon coeur que c’est ce que la grande majorité des Américains veut pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais être parfaite, mais, génération après génération, elle peut toujours être perfectionnée. Et aujourd’hui, chaque fois que je suis en proie au doute ou au cynisme face à cette idée, ce qui me donne le plus d’espoir, c’est la nouvelle génération - les jeunes dont les attitudes et les croyances et l’ouverture au changement ont déjà fait l’histoire dans cette élection."

 

Le texte intégral du discours sur le site du NY Times:  Barack Obama’s speech on race.
Le texte du discours traduit en français sur le blog du correspondant du Nouvel Obs.
La vidéo du discours sur YouTube

 

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