
Contrairement à leur (probable) concurrent John McCain [voir mon aricle: "McCain, un RINO à la maison blanche"], Barack Obama et Hillary Clinton militent de conserve pour un retrait immédiat des troupes américaines d’Irak…
Barack Obama, qui s’est toujours déclaré contre l’intervention militaire des Etats-Unis en Irak, annonce vouloir commencer à retirer les troupes US dès son élection. Il souhaite enlever une à deux brigades de combat chaque mois et, ainsi, opérer un retrait total sur une période de 16 mois. Il précise également qu’il ne souhaite pas établir une base militaire permanente en Irak et, donc, que la présence militaire américaine, après cette période transitoire de 16 mois, devrait se limiter à "quelques troupes" en charge de la sécurité des diplomates.
Il précise toutefois qu’il souhaite maintenir une présence militaire américaine dans la région pour pouvoir, le cas échéant, opérer des frappes ciblées sur d’éventuelles base d’Al Qaïda…
Il compte sur le gouvernement irakien pour assurer la sécurité du pays après le retrait des troupes américaines. Il envisage de redonner un rôle central à l’ONU pour aider les Irakiens à rétablir la stabilité de leur pays. Il estime que la solution au problème irakien s’inscrit également dans une implication de tous les Etats de la région: il prévoit, de ce fait, de rétablir le dialogue avec la Syrie et l’Iran.
Hillary Clinton part avec un handicap certain sur ce sujet puisqu’elle avait approuvé et voté en faveur de l’intervention américaine.
Pour elle, la bonne stratégie consiste aussi à "commencer à ramener les troupes maintenant".
Son plan, en trois points:
1. Ramener les troupes: elle s’engage à demander, dans les deux mois après son entrée en fonction, un rapport circonstancié aux plus hautes autorités militaires pour organiser le retour des troupes. Notons que, contrairement à Barack Obama, Hillary Clinton reste vague sur les modalités du retrait et ne s’engage par sur une date de retour.
2. Stabiliser l’Irak: Hillary Clinton prévoit une ré-orientation de l’aide américaine vers la société irakienne elle-même plutôt que sur des aides au gouvernement irakien. Pendant cette période de "stabilisation", elle envisage de demander à l’ONU de nommer un Haut-Représentant en Irak (sur le modèle du Kosovo).
3. Reconstruire: l’ancienne first-lady prévoit la convocation d’une grande conférence internationale réunissant les principales puissances mondiales ainsi que tous les pays de la région pour reconstruire l’Irak suivant trois principes: non-ingérence, médiation entre les diverses parties et financement de la reconstruction.