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Le Parti Socialiste ne changera pas

15/03/2008 | 23 Commentaires

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Le PS ne changera pas. Jamais. Il faudra bien s’y faire…

Le parti socialiste n’est pas divisé en deux clans opposés: d’un côté les socio-démocrates, réalistes, raisonnables et de l’autre, les socialistes à la mode de papa, archaïques et dépassés. La frange archéo-socialiste, représentée par le sympathique sénateur Mélenchon, ne représente quasiment rien au sein du parti socialiste.  La grande majorité des militants et des élus socialistes n’a pas grand chose à voir avec cette gauche là. C’est juste un élément du folklore du parti. De ce fait, un scénario à l’allemande, avec une scission et la création d’un parti à la gauche du PS me semble de plus en plus improbable… Par conséquent aussi, un rapprochement de l’aile modérée du PS avec le centre rénové s’éloigne de plus en plus.

Les courants internes au sein du parti socialiste ne sont plus depuis longtemps des courants de pensée. Juste des écuries présidentielles. En surnombre, ce qui nuit à leur efficacité. Le problème de leadership est loin d’être résolu. Que l’un des leur apparaissent un instant pouvoir prendre le dessus (Ségolène Royal hier, Bertrand Delanoë demain) et il focalise immédiatement toute l’énergie négative des autres.

Car le parti socialiste aujourd’hui est avant tout un club d’élus locaux, de petits barons, sans idéologie précise. Ah, si, au moment des élections, ils sont vaguement de "gauche". En tout cas, ils le proclament, le chantent, le crient, la main sur le coeur… sans définir clairement ce que signifie pour eux ce mot: la "gauche". Concept de plus en plus creux mais permettant de rassembler plus ou moins 50% de l’électorat.

Mais ensuite, comme tous les autres, il gèrent le plan de circulation de leur ville, installent des caméras de vidéo-surveillance pour assurer la sécurité de leurs concitoyens et mettent tout en oeuvre pour attirer les entreprises sur leur sol en créant des zones d’activités.

Certains de ces barons sont brillants et ont été réélus facilement dès le premier tour de ces municipales ou le seront au second tour. Tant mieux pour les villes qu’ils administrent.

Sans idéologie précise? A part la dénonciation de la droite au pouvoir, quelle alternative présente le PS? Face à une droite de plus en plus conservatrice, le PS ne présente pas à ce jour une alternative crédible. J’ai l’impression que le parti socialiste serait bien embêté s’il se retrouvait au pouvoir demain.

Mais après tout, il n’a même plus besoin d’idéologie puisque les Français ne lui confient plus de responsabilités nationales; les électeurs font juste confiance aux socialistes pour leurs capacités de gestionnaires locaux ou, plus prosaïquement, les utilisent pour envoyer des messages de mécontentement au pouvoir de droite.

Au niveau national, le message du parti socialiste est de plus en plus creux. Aucun principe directeur admis par l’ensemble de ses membres si ce n’est la défense de grands principes souvent vidés de leur sens. Le message social n’existe plus. Il a été remplacé depuis longtemps par un message plus "sociétal". On ne défend plus les intérêts des travailleurs mais on fait des manifs et des pétitions pour les sans-papiers. C’est bien sans-doute mais c’est un peu juste… C’est en tout cas plus facile d’organiser une manif de temps en temps que d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de précarisation (de paupéraisation même) de la société française.

J’ai cru un moment que le choc de la présidentielle allait forcer le PS à changer et à se remettre en cause. Je n’y crois plus une seconde. On dit souvent qu’il faudrait un électrochoc pour faire évoluer ce parti. Or, des électrochocs, il y en a eu plusieurs. L’encéphalogramme est plat. Inutile d’insister.

 

Lire également:

–> PS: où sont passés les adhérents?
–> La fin du parti socialiste?
–> Réalisme socialiste 

 

Photo: brilliant onion sur Flickr 



Tag(s): PS, Sarkozy, Mélenchon

Réalisme socialiste

13/01/2008 | Commenter »

Left turn

 

Remarque très réaliste du Sénateur Mélenchon sur son blog

"Bonne nouvelle : Sarkozy recule dans les sondages.
Mauvaise nouvelle : ce n’est pas grâce à nous mais à cause de lui."

Vu la baisse de popularité du Président de la République, les prochaines élections municipales (et cantonales) risquent de favoriser nettement la gauche, et notamment le Parti Socialiste.

Vote sanction du pouvoir plutôt que vote d’adhésion…
Scénario maintes fois répété. Rappelons nous les élections régionales et le "succès" de la gauche.

Voir également:

–> Badaboum

–> Boum 

Photo: Living in Monrovia sur Flickr