Tag(s): MoDem, Projet démocrate, Nouveau Centre, PRG, Parti Radical, Centristes égarés

Réunir les centres?

13/04/2008 | 5 Commentaires

orange

Il y a quelques jours, le blog du démocrate lançait une "adresse à nos amis radicaux, démocrates et libéraux", soulignant la proximité entre les démocrates, le radicaux, les démocrates-chrétiens et les libéraux. Je reprends ici la conclusion de ce billet:

"Sommes-nous condamnés à nous diviser sur le secondaire alors que notre identité politique, la question principale, nos valeurs, sujet essentiel, sont les mêmes?"

Et mon commentaire à la suite de ce billet:


Je partage presque intégralement cette analyse sur la proximité idéologique entre les démocrates et les divers “centristes égarés”. Mais à la question finale, je réponds que, oui, nous sommes condamnés à être divisés…

Il y a deux types de mouvements politiques en France:
1. Ceux qui osent affronter les électeurs sur leur programme, leurs idées: l’UMP, le PS, la gauche radicale (LCR), le Modem, le FN et (depuis peu à nouveau) les Verts;
2. Ceux qui n’osent pas. Des groupuscules parasitaires qui s’associent aux précédents pour survivre: le Nouveau Centre, le PRG, le PCF, le Parti Radical, etc (la liste est longue!).
C’était le cas aussi de l’UDF naguère…

L’idée de réunir les diverses formations “centristes” autour du MoDem peut paraitre attirante; mais elle me semble peu effective. Ou en tout cas prématurée.
L’important, ce n’est pas de réunir des appareils politiques, c’est de convaincre des électeurs.
Que le MoDem réussisse son pari et prenne sa place centrale sur l’échiquier politique et, alors, ces diverses formations centristes viendront naturellement s’y associer. En attendant, toute idée de “confédération des centres” me semble plutôt s’inscrire dans une logique de phagocytation du MoDem par l’UMP, la plupart de ces formations ayant tout de même fait le choix de soutenir inconditionnellement Nicolas Sarkozy.
Je me reconnais une proximité idéologique évidente avec un Jacques Delors ou un Pierre Méhaignerie. Je les respecte et j’apprécie souvent leurs analyses. Mais je n’oublie jamais que ce sont des adversaires politiques.
Les divers “centristes égarés” ont des objectifs différents de ceux du MoDem: pour certains de ces “partis”, la seule raison d’être n’est d’ailleurs que l’opposition au MoDem (Nouveau Centre).
Alors, oui, gardons des liens et engageons le dialogue avec les militants de ces formations. Mais ne rêvons pas d’unir les centres. Ce qu’il faut unir, ce sont les Français autour des valeurs démocrates. Le reste suivra…
Parlons aux Français au lieu de parler aux centristes. Sinon, nous finirons comme les socialistes qui passent leur temps à parler de la gauche au lieu de parler à la France.


Il faut rendre à César ce qui appartient à César… J’ai piqué l’expression "centristes égarés" à l’Hérétique, éminent blogueur démocrate (mais, après tout, il ne l’utilisait plus). J’en profite pour signaler son initiative de créer un widget "Alliance Centriste" regroupant des blogs de militants du MoDem et d’autres formations centristes. L’occasion d’entamer le dialogue avec les "centristes égarés".

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Tag(s): PS, MoDem, UMP, Sarkozy, Karoutchi, Marleix, Raffarin, Fillon

Il n’y a qu’un bon mode de scrutin, celui qui vous fait élire

30/03/2008 | 3 Commentaires

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En 2003, Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, faisait adopter une modification du mode de scrutin pour les élections régionales. Un an avant les dites élections… L’objectif était alors de réduire l’influence du Front National et, ainsi, de permettre à l’UMP de conserver "ses" régions, voire d’en gagner de nouvelles.  On institua donc un système proportionnel à deux tours permettant aux listes de fusinonner entre les deux tours et donnant un avantage à la liste arrivée en tête (qui se voit attribuer un quart des sièges).

Et en 2004, les Français votent. Ils placent en tête les listes du parti socialiste… "Oups", se dit Raffarin. Le mode de scrutin et les alliances entre listes de gauche entre les deux tours amplifient encore cette vague rose et toutes les régions (sauf une, l’Alsace) passent ainsi à gauche.

En 2008, l’UMP vient de se prendre une déculottée sévère aux municipales et se rend compte qu’elle n’a aucune chance de reprendre la moindre région à la gauche aux prochaines régionales (2010) avec la fameuse "machine à gagner" inventée par Raffarin. Le premier ministre, François Fillon glisse donc une petite phrase en fin d’une interview pour préparer gentiment les esprit à un changement probable de la règle du jeu: 

"le gouvernement souhaite un débat sur le mode de scrutin pour les régionales. A titre personnel, ma préférence va pour la proportionnelle à un tour, et non à deux, comme actuellement." F. Fillon - L’Express 25/03/2008

Roger Karoutchi, en brave petit soldat de l’UMP, explique que "le scrutin actuel est inique, injuste et très complexe" (Le Figaro - 28/03/2008). C’est drôle mais je suis à peu près certain qu’il défendait une position résolument contraire en 2003! Sacré Roger! Et dire qu’il pourrait être tête de liste UMP aux dites élections régionales en Ile de France. Décidément, l’UMP, en ce moment, c’est un véritable élevage de champions!

Le plus drôle, c’est que même Raffarin critique sa propre réforme:

"Le scrutin actuel est mauvais dans la mesure où on est dans une logique de parti unique (sic!) : on n’a plus de réserve de voix pour le second tour, on l’a d’ailleurs souvent constaté aux municipales cette année." Jean-Pierre Raffarin - Le Figaro 28/03/2008

On se dirige donc tout droit vers un scrutin proportionnel à un tour avec une bonne grosse prime à la liste arrivée en tête. Bref, le plus gros parti est assuré de gagner les élections. Comme aujourd’hui l’UMP pèse plus que le PS, la nouvelle "machine à gagner" devrait permettre au parti sarkoziste de regagner plusieurs régions. Et accessoirement, le nouveau mode de scrutin pourrait se révéler utile pour limiter les ambitions électorales du Mouvement Démocrate: avec un tel mode de scrutin, il faut "voter utile". Pas voter pour ses convictions.

Une fois réglé le problème des régionales, il ne restera plus au gouvernement qu’à nous faire un petit redécoupage des circonscriptions électorales en vue des législatives de 2013… Cela parait bien lointain.  Pourtant, discrètement, François Fillon vient de faire entrer dans son gouvernement Alain Marleix (un spécialiste de la carte électorale) en tant que secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales… En 1986, Charles Pasqua (ministre de l’Intérieur de Chirac) avait déjà charcuté la carte électorale à l’avantage du RPR. Alain Marleix était alors conseiller auprès du ministre de l’Intérieur… On ne change pas une équipe qui gagne!

C’est étonnant mais on entend rarement les mots "démocratie" et "pluralisme" chez les "spécialistes de la carte électorale"… 

En 1951 déjà, les partis au pouvoir votèrent une nouvelle loi électorale, la "loi des apparentements" dont l’objectif était d’empêcher les communistes et les gaullistes d’accéder au pouvoir. Ce dispositif était très efficace. Et il fonctionna à merveille. Jusqu’à tuer la IVème République!

Photo: Fabbriciuse sur Flickr 

 



Tag(s): MoDem, Projet démocrate, Bayrou

Petit MoDem deviendra grand.

16/03/2008 | 6 Commentaires

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Alors, enterré le Mouvement Démocrate?

François Bayrou ne réussit pas son pari à Pau. On se gausse. Ce soir, à nouveau, on moque le Mouvement Démocrate. A droite. Et à gauche. Mais à travers lui, ce sont les aspirations de ses électeurs que l’on moque. On ferait mieux de les écouter.

Il faut dire que les résultats du MoDem ne sont pas bons. Tactique illisible. Mais pouvait-on faire autrement? Le scrutin électoral municipal ne se prête guère à un positionnement différent de celui du traditionnel droite-gauche. On le savait. Il faut faire le dos rond dans ces cas là.
Le MoDem, dans ces élections, c’était un peu un "optimist" qui se présente au départ de la course de l’América: face aux "classe A", on a beau être plus agile à la manoeuvre, on manque un peu de surface de voile…
Alors, enterré le Mouvement Démocrate? J’attends avec impatience les analyses de demain prédisant la fin de l’aventure "centriste", le retour à la "bipolarisation de la vie politique française".


 
Un projet porteur
 

Pourtant, bien au contraire, il me semble qu’à compter d’aujourd’hui, le MoDem est promis à un bel avenir…
Tout d’abord, parce que le message porté par François Bayrou à la présidentielle est toujours d’actualité. Je dirais même que, face à l’action du gouvernement, cette actualité est de plus en plus criante.
Le MoDem est porteur d’un projet réellement original  et en phase avec les attentes de nombreux  Français. Les grandes lignes de ce projet sont connues. La feuille de route, c’est cet excellent article de François Bayrou à la revue Commentaires: "du centre au projet démocrate". 
 
C’est en tout cas mon MoDem,

- un mouvement dont la démocratie est la valeur première (redonner son rôle au Parlement, établir des contre-pouvoirs, redonner le contrôle de la politique aux citoyens),

- un mouvement fondamentalement décentralisateur, où l’Etat s’appuie sur les "corps intermédiaires" et n’essaye pas de tout organiser,

- un mouvement ouvertment favorable à l’économie de marché et à la concurrence mais qui rejette les connivences entre le pouvoir politique et les pouvoirs économiques.
- un mouvement enfin qui place l’homme au coeur de ses préoccupations: il ne s’agit pas seulement de gérer plus ou moins bien le pays, de scruter les indicateurs économiques, la croissance, le commerce extérieur, le taux de chômage et l’inflation; mais bien de gérer le pays pour le bien de ses habitants. Cette évidence a depuis longtemps été perdue de vue. Le "développement durable" et le "social" ne sont pas des éléments de l’action politique: ils en constituent le but ultime; ils guident l’action.

 

Si le MoDem, ce n’est pas ça, dites le moi tout de suite. Si le MoDem, c’est juste faire travailler ensemble les "meilleurs", ça ne m’intéresse pas: nous ne sommes pas là pour distribuer les bons points mais pour défendre nos idées. Que celles-ci rencontrent l’adhésion populaire et, instantanément, les bonnes volontés de droite et de gauche viendront y contribuer.

Quant à savoir si nous sommes de centre-droit ou de centre-gauche, cela m’importe bien peu dans le fond. Disons que nous sommes au-dessus. En haut.


 

Un parcours semé d’embuches
 

Rien n’est gagné bien évidemment. Je reste optimiste. Mais pas d’un optimisme béat.

Les effectifs du Mouvement Démocrate vont sans-doute fondre dans les mois à venir (ceux du PS et de l’UMP aussi d’ailleurs…). Découragement des uns. Impatience des autres. Ne leur en voulons pas. Ils ne partent pas parce qu’ils ne croient plus au message du MoDem. Mais parce qu’ils craignent que le MoDem ne se perde en route et oublie ce message. A nous de leur donner envie de revenir.


On va sans doute encore essayer de déstabiliser le MoDem par quelques débauchages ministériels. Essayer d’attirer tel ou tel dans une "commission de réflexion". Les manoeuvres politiciennes vont continuer. Que d’énergie dépensée à saper un mouvement dont on nie pourtant l’importance!
 

Enfin, au sein du MoDem, des ambitions personnelles vont se révéler. C’est bien. Nous avons besoin de nouvelles têtes. Mais, par pitié, évitons les coups tordus!

 

Du temps pour construire

Traversée du désert? Peut-être. Mais le MoDem a désormais du temps pour étayer son projet. C’est un luxe rare en politique. Du temps. Du temps pour s’ouvrir sur la société, écouter, écouter encore. Le projet ne se fera pas sur un forum internet mais par des rencontres thématiques avec des professionnels, des intellectuels, avec la société civile, les citoyens. C’est un travail sérieux, un travail de fond qui reste à réaliser.

 

 

Un patron


Autre atout de taille enfin pour le MoDem: François Bayrou. C’est même son principal "actif". Et c’est très bien ainsi. Car il ne flanchera pas.

 

 
Des échéances électorales favorables

Si ce travail de fond est fait, le Mouvement Démocrate créera vraisemblablement la surprise lors des prochaines échéances électorales: les européennes et les régionales ont cette spécificité d’être des élections à la proportionnelle… Ou le projet a plus d’importance que les petits jeux électoraux.

Tant mieux! "Projet contre projet": le MoDem jouera enfin dans sa catégorie.

 
Lire également:

–>Reconstruire la maison France
–> du "centre" au projet démocrate

–> le site du Mouvement Démocrate

 

Photo: blimpa sur Flickr



Tag(s): MoDem

MoDem: le plus grand des petits partis

10/03/2008 | déjà un commentaire

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Bon, petite déception quand même à l’issue du premier tour des municipales. Le MoDem est donc aujourd’hui le plus grand des petits partis… Mais, après tout, la construction du Mouvement Démocrate s’inscrit dans la durée. Ces municipales s’annonçaient difficiles… Elles le sont.

J’ai lu beaucoup de réactions des blogeurs du MoDem depuis deux jours. Je ne souscrit pas à toutes les analyses, loin de là.
* Je pense que le MoDem n’a pas encore fait ses preuves et que les électeurs ont encore besoin d’être rassurés sur le contenu réel du projet démocrate et sur la capacité de nos élus à tenir le cap. Bref, à ne pas aller à la soupe…
* Par ailleurs, les candidats du Mouvement Démocrate souffraient pour beaucoup d’un déficit de notoriété flagrant. Un handicap de poids dans une élection locale très personnalisée. Pas la peine de se lamenter: ils ont fait leurs premières armes et seront connus et reconnus par les électeurs aux prochaines échéances électorales. Le renouvellement du personnel politique est positif. On n’a jamais dit que ça serait facile.
* L’option tactique de présenter des listes indépendantes (presque) partout me semblait juste. D’abord parce qu’un parti a besoin de se présenter devant les électeurs pour s’évaluer. D’autre part, parce que toute alliance globale était prématurée, le PS et l’UMP ne sont pas prêts à faire la moindre petite place au nouvel entrant. On ne va pas les en blâmer. D’autant plus que le Modem n’a pas atteint la taille critique pour imposer quoi que ce soit à d’éventuels partenaires.
 
Un regret toutefois: le message sur les éventuelles alliances au second tour n’est, à mon avis, pas passé.
Les électeurs de droite modérée ont sans doute hésité à voter MoDem malgré leur envie de se démarquer de l’UMP de Sarkozy… de peur de voir le MoDem se jeter dans les bras du PS au second tour.
Quant à l’électorat modéré de gauche, il n’est pas encore convaincu que le MoDem n’est plus l’UDF…
Annoncer que la ligne d’indépendance valait pour les deux tours aurait peut-être permis d’élargir la base électorale. Cela aurait en tout cas été plus simple et plus lisible.
 
 
Mais ce que j’ai envie de retenir de ce premier véritable test électoral du MoDem, c’est le bon score de Kévin Izorce et de son équipe à Saint-Nazaire. Je ne le connais pas et je ne suis pas nazairien, mais j’ai envie de lui dire "chapeau bas!".
Sa liste "Saint Nazaire autrement" se place en seconde position derrière la liste du maire PS sortant, avec plus de 18% des voix (il avait fait un peu plus de 12% aux élections législatives).
* Kévin Izorce a 24 ans.
* Il a constitué une liste qui ressemble aux habitants de sa ville: une conductrice de bus, un soudeur, une assistante de direction, un employé de banque, une retraitée, une avocate…
* Une équipe et un projet d’équipe. Basé sur une philosophie simple: "il existe un espace entre l’autosatisfaction et la critique systématique."
* Un projet ancré dans le local: rénovation de l’habitat collectif, cantines scolaires, tarification des transports publics, … du concret, rien que du concret!
* Et, en plus, mise en avant de l’identité MoDem de la liste (genre "total look mandarine"!).  
 
Bonne chance à "Saint Nazaire autrement"pour le second tour!
Bonne chance à tous les candidats démocrates encore en lice! 
 
 
Lire également:
 
–>  Du centre au projet démocrate
 –> Les blogs MoDem m’emmerdent
 
 
Photo: Darwin Bell sur Flickr 



Tag(s): Politique, PS, MoDem, UMP

Municipales: les résultats en avant-première

06/03/2008 | déjà un commentaire

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Eh oui, sans avoir de don de voyance, je crois pouvoir vous annoncer dès maintenant les résultats des élections municipales et les premiers enseignements que l’on ne manquera pas d’en tirer. Voici donc ce que pourrait donner l’analyse des résultats au lendemain du second tour:

Ces élections municipales viennent confirmer ce que les sondages nous disent depuis le début de l’année: le Président Sarkozy, de plus en plus impopulaire, se voit sanctionner par les électeurs. Une mise en garde sévère qui ne devrait pourtant pas faire changer de cap au gouvernement et ce, qu’il y ait remaniement ministériel ou non.

Du côté du Parti Socialiste, c’est l’euphorie. Cette soirée électorale n’est pas sans rappeler la large victoire de la gauche aux régionales de 2004…

Toutefois, les leaders de l’UMP ont tenu tout au long de la soirée à signaler que le raz-de-marée rose-rouge annoncé n’a pas eu lieu. Quelques maires sortants UMP mis en situation critique à l’issue du premier tour ont ainsi réussi à refaire leur retard au second tour.

Du côté du MoDem, on se félicite également: les résultats restent en deça du score exceptionnel de François Bayrou à la Présidentielle mais marquent l’ancrage du nouveau parti dans le paysage politique français.

Et le lendemain, on aura tout oublié. Les Français auront de nouveaux maires dont ils découvriront bien souvent a posteriori les programmes: comment, il est en faveur du tramway, celui-là? Quoi, une rocade de contournement? L’aménagement pietonnier du port, et puis quoi encore? etc.etc.

Les élections municipales sont des élections locales. Pourtant, la plupart des analyses et des commentaires portent sur un prétendu enjeu national. En réalité, cet "enjeu national" sera de courte portée: il se limitera au temps d’une soirée électorale et à la lecture des éditos dans la presse du lendemain.

Voter pour dire "non" à Sarkozy (ou pour lui dire "oui", c’est selon après tout), c’est sans doute tentant. Mais c’est aussi dommage/triste/risqué car ces élections sont importantes pour le quotidien des Français et les enjeux locaux mériteraient d’être réellement débattus. 

Alors, comment redonner ses lettres de noblesse à notre démocratie locale? A mon avis, tant que tous les Français seront appelés aux urnes le même jour pour des élections locales, les réels enjeux resteront brouillés.

Et si les municipales étaient organisées tous les ans, en fonction des régions: en année 1, la Bretagne, l’Auvergne et la Provence choisiraient leurs maires; en année 2, l’Alsace, l’Aquitaine et le Nord-Pas-de-Calais; et ainsi de suite… Difficile à mettre en pratique, je le sais bien. Mais tellement plus sain, non?

 

Photo: mariannes sanglantes par citron bleu sur Flickr 



Tag(s): Vidéo, MoDem

Rendez-nous nos ballons!

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais nos hommes politiques ont quelques problèmes avec les codes couleur ces derniers temps.

Auparavant, c’était simple: à droite, le matériel électoral état bleu; à gauche, les tracts et les affiches étaient rouges, voire roses; chez les écologistes, l’herbe était, comme il se doit, plus verte qu’ailleurs.

Et puis, en 2007, le orange a fait son apparition. Et depuis, il est partout… Il s’invite sur tous les sites de campagne, tous les programmes électoraux, toutes les affiches de propagande…

Le orange serait-il à la mode? En politique en tout cas, sans aucun doute.

 

Un petit post sans queue ni tête que j’illustre avec une vidéo trouvée chez "La Mécanique Orange". Rendez nous nos ballons




Tag(s): MoDem, UMP, Sarkozy

Municipales: comme disait l’autre…

04/03/2008 | 4 Commentaires

Casse-toi pauvre con!

Dessin: Grozbulles 



Tag(s): Vidéo, MoDem, Sarkozy, Bayrou

Des oranges, vite!

27/02/2008 | déjà un commentaire

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Le spectacle donné par la France et son Président ces jours-ci me désole. M’attriste.
Vulgarité du style.
J’ai du mal à comprendre la logique de l’action de Nicolas Sarkozy, Président "borderline". La rupture, remise en cause permanente de tous les principes de la République?
Dérapages contrôlés (?). Puis, rétro-pédalage: Que cherche t’il dans le fond?

Pour se remonter le moral, rien de tel que ces quelques paroles d’espoir:

Ma conviction profonde est celle-ci: notre mission est de rendre au peuple français un bien précieux, un bien unique qu’il a perdu depuis longtemps et qui porte un nom tout simple: cela s’appelle l’espoir. François Bayrou

Je considère comme une chance d’être obligé maintenant de faire lever une  génération nouvelle , de présenter aux Français des visages nouveaux, des femmes et des hommes nouveaux, d’expériences différentes pour qu’ils assument à leur tour et le moment venu le destin de notre pays. François Bayrou

Et puis, pour faire le plein de vitamines, une petite vidéo…
Séquence nostalgie? non. Regrets pour 2007. Espoir pour l’avenir. 


 

Photo: The Rocketeer sur Flickr 



Tag(s): PS, MoDem, UMP, Royal, Hollande

PS: où sont passés les adhérents?

19/02/2008 | 10 Commentaires

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François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a annoncé hier que son parti comptait "à peu près 150 000 adhérents". Soit 100 000 de moins que l’an dernier. Désillusions après la défaite? Désaccord avec la ligne politique? Départs des Ségolènistes?

Et puis: qu’en est-il à l’UMP? Et au Modem?

Les élections présidentielles de 2007 ont pourtant démontré l’intérêt des Français pour le débat et la chose publique.

 

 A lire également:

–> La fin du parti socialiste?

–> Réalisme socialiste

 

Photo: destempsanciens sur Flickr 



Tag(s): MoDem, Projet démocrate, Bayrou

Reconstruire la maison France

12/02/2008 | Commenter »

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François Bayrou réunissait hier la "Convention municipale" du Mouvement Démocrate. Revue de presse a priori classique: il nous a reparlé de la stratégie du Modem pour les élections municipales, théorisé sur l’enjeu local de ces élections et les majorités d’idées. Intéressant. Mais pas passionnant.

Et puis, il est revenu sur l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, de sa fameuse petite phrase: "Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy".

"J’étais pour le reste profondément inquiet, mais je dois dire que mon inquiétude n’allait pas jusqu’à imaginer que les choses iraient aussi vite. Je n’aurais pas imaginé la nuit du Fouget’s. Je n’aurais pas imaginé l’utilisation perpétuelle de la vie privée, le goût affiché pour le showbiz, le luxe, le train de vie à grand…. Tout cela qui est, selon moi, en contradiction directe avec la France, en tout cas, avec ce que je crois être l’esprit, la tradition et l’âme de la France (…) Je n’aurais pas imaginé que l’on aurait en même temps la mise en cause des piliers de notre pays et de notre République, la liberté, l’indépendance de la presse, d’un côté, et la laïcité, de l’autre."

Alors que le Président de la République chute à nouveau dans les sondages (il en est à 39% d’opinions favorables), Bayrou voit les événements lui donner raison. Et il parle de l’avenir. Pas des élections municipales et cantonales du mois prochain. Non. De l’après-sarkozysme. De la Reconstruction.
 
"Le temps viendra donc assez vite je le crains où la question sera celle de la reconstruction d’un projet national."
"La reconstruction qui s’imposera concernera toute la maison France, fondations comprises et il ne s’agira pas de changer la maison, mais de lui permettre de traverser les temps nouveaux avec leurs orages, enfin, en bonne santé et en bonne forme.
Quand viendra le temps et l’urgence d’une telle construction, je vous le dis comme je le pense, il faudra que se rapprochent et se rassemblent les grandes familles qui ont fait la République, comme elles ont accepté de se rapprocher et de se rassembler à la libération et comme elles l’ont fait en 1958 (…) il faudra une alliance des démocrates et des républicains, une alliance des reconstructeurs. Il faudra un jour, et plus vite qu’on ne croit peut-être, que puissent parler et travailler ensemble pour préparer une alternative des forces de gauche, des forces du centre, démocratiques et la partie la plus consciente de la droite républicaine, parlent non pas en femmes et en hommes politiques, mais en femmes et hommes d’État."

 

Des noms! des noms! Qui seraient ces reconstructeurs?

Et l’après-Sarkozy, ça commence quand? Moi, j’suis prêt. Le champagne est déjà au frais!

 

–> la vidéo sur le site du Modem (problème de son malheureusement)

–> le discours de François Bayrou 

 

 Photo:~Panache sur Flickr