Tag(s): PS, MoDem, UMP, Sarkozy, Karoutchi, Marleix, Raffarin, Fillon

Il n’y a qu’un bon mode de scrutin, celui qui vous fait élire

30/03/2008 | 3 Commentaires

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En 2003, Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, faisait adopter une modification du mode de scrutin pour les élections régionales. Un an avant les dites élections… L’objectif était alors de réduire l’influence du Front National et, ainsi, de permettre à l’UMP de conserver "ses" régions, voire d’en gagner de nouvelles.  On institua donc un système proportionnel à deux tours permettant aux listes de fusinonner entre les deux tours et donnant un avantage à la liste arrivée en tête (qui se voit attribuer un quart des sièges).

Et en 2004, les Français votent. Ils placent en tête les listes du parti socialiste… "Oups", se dit Raffarin. Le mode de scrutin et les alliances entre listes de gauche entre les deux tours amplifient encore cette vague rose et toutes les régions (sauf une, l’Alsace) passent ainsi à gauche.

En 2008, l’UMP vient de se prendre une déculottée sévère aux municipales et se rend compte qu’elle n’a aucune chance de reprendre la moindre région à la gauche aux prochaines régionales (2010) avec la fameuse "machine à gagner" inventée par Raffarin. Le premier ministre, François Fillon glisse donc une petite phrase en fin d’une interview pour préparer gentiment les esprit à un changement probable de la règle du jeu: 

"le gouvernement souhaite un débat sur le mode de scrutin pour les régionales. A titre personnel, ma préférence va pour la proportionnelle à un tour, et non à deux, comme actuellement." F. Fillon - L’Express 25/03/2008

Roger Karoutchi, en brave petit soldat de l’UMP, explique que "le scrutin actuel est inique, injuste et très complexe" (Le Figaro - 28/03/2008). C’est drôle mais je suis à peu près certain qu’il défendait une position résolument contraire en 2003! Sacré Roger! Et dire qu’il pourrait être tête de liste UMP aux dites élections régionales en Ile de France. Décidément, l’UMP, en ce moment, c’est un véritable élevage de champions!

Le plus drôle, c’est que même Raffarin critique sa propre réforme:

"Le scrutin actuel est mauvais dans la mesure où on est dans une logique de parti unique (sic!) : on n’a plus de réserve de voix pour le second tour, on l’a d’ailleurs souvent constaté aux municipales cette année." Jean-Pierre Raffarin - Le Figaro 28/03/2008

On se dirige donc tout droit vers un scrutin proportionnel à un tour avec une bonne grosse prime à la liste arrivée en tête. Bref, le plus gros parti est assuré de gagner les élections. Comme aujourd’hui l’UMP pèse plus que le PS, la nouvelle "machine à gagner" devrait permettre au parti sarkoziste de regagner plusieurs régions. Et accessoirement, le nouveau mode de scrutin pourrait se révéler utile pour limiter les ambitions électorales du Mouvement Démocrate: avec un tel mode de scrutin, il faut "voter utile". Pas voter pour ses convictions.

Une fois réglé le problème des régionales, il ne restera plus au gouvernement qu’à nous faire un petit redécoupage des circonscriptions électorales en vue des législatives de 2013… Cela parait bien lointain.  Pourtant, discrètement, François Fillon vient de faire entrer dans son gouvernement Alain Marleix (un spécialiste de la carte électorale) en tant que secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales… En 1986, Charles Pasqua (ministre de l’Intérieur de Chirac) avait déjà charcuté la carte électorale à l’avantage du RPR. Alain Marleix était alors conseiller auprès du ministre de l’Intérieur… On ne change pas une équipe qui gagne!

C’est étonnant mais on entend rarement les mots "démocratie" et "pluralisme" chez les "spécialistes de la carte électorale"… 

En 1951 déjà, les partis au pouvoir votèrent une nouvelle loi électorale, la "loi des apparentements" dont l’objectif était d’empêcher les communistes et les gaullistes d’accéder au pouvoir. Ce dispositif était très efficace. Et il fonctionna à merveille. Jusqu’à tuer la IVème République!

Photo: Fabbriciuse sur Flickr 

 



Tag(s): UMP, Sarkozy, Méhaignerie

UMP: premiers craquements?

22/03/2008 | déjà un commentaire

 tout devient possible

Le 15 février 2008, l’improbable trio Villepin-Royal-Bayrou signait un appel à la vigilance républicaine publié dans l’hebdomadaire Marianne.

Le 21 mars, c’est au tour de vingt députés de la majorité de marquer leur différence et de lancer un appel, dans le quotidien "Les Echos" cette fois-ci: "Les réformes sont indispensables, elles doivent être justes".

Les signataires sont majoritairement des membres des courants "centriste" et libéral de l’UMP, regroupés pour l’occasion derrière Pierre Méhaignerie. L’ancien patron du CDS (la composante "démocrate-chrétienne" de l’ancienne UDF), rallié à l’UMP dès 2002, marque peut-être également ici le mécontentement des anciens UDF embrigadés dans l’UMP (ou le Nouveau Centre) qui sont finalement bien peu représentés au gouvernement et dont les positions politiques ne sont que très rarement prises en compte. [il vous l’avait pourtant bien dit!].

On y retrouve aussi Charles de Courson (député Nouveau Centre, ancien proche de François Bayrou), Thierry Benoît (député "non inscrit", élu sous l’étiquette MoDem), Michel Bouvard (UMP, spécialiste des questions budgétaires), Laurent Hénart (UMP-Radical). Vingt députés qui signent un appel… c’est en soi une mise en garde sérieuse: c’est déjà suffisant pour créer un groupe parlementaire. L’opposition interne serait-elle en train de s’organiser? A quand un appel des villepinistes?

Sous une forme assez sobre, il s’agit bien d’un réquisitoire contre les réformes engagées par Nicolas Sarkozy depuis son accession au trône son élection à la Présidence de la République: critique du "paquet fiscal", demande d’inflexion de la politique fiscale en faveur des salariés à bas revenu,… Nos députés rebelles prennent pourtant bien garde de ne pas franchir la ligne jaune et affirment à plusieurs reprise leur soutien aux réformes engagées (qu’ils critiquent vertement deux lignes plus bas).

"Nous soutenons la volonté de réforme du gouvernement, mais nous restons très vigilants vis-à-vis du contenu des réformes, qui ne peuvent se faire sans esprit de justice." C’est marrant: même à l’UMP, on ressent le besoin d’être "vigilants" vis-à-vis du Président de la République!

 

 

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Les réformes sont indispensables, elles doivent être justes
Les Echos - 21 mars 2008 

"Seule l’action réformatrice du gouvernement permettra à la France de retrouver le plein-emploi et de redonner aux Français confiance dans l’avenir. A l’issue des élections municipales, nous voulons et nous devons poursuivre les réformes, même les plus difficiles. Mais nous savons qu’elles ne seront acceptées et soutenues par les Français que si elles sont marquées du sceau de la justice. Comment et dans quel sens agir alors que nous sommes face à trois contraintes ?

· La contrainte de la dette et des déficits. Toute aggravation ruinerait la confiance en l’avenir et la solidarité à l’égard des jeunes générations. Dans le domaine des dépenses publiques, de nombreux redéploiements sont possibles et nécessaires.

· La contrainte liée à la forte progression des dépenses sociales.Dans une récente étude du CERC, il est démontré qu’au cours des quinze dernières années, l’accroissement du pouvoir d’achat s’est fait essentiellement par les prestations sociales, par le salaire différé plutôt que par le salaire direct.

· La contrainte internationale, qui tire les classes moyennes vers le bas et les classes supérieures vers le haut, creusant les inégalités.

Face à ces trois contraintes, nous devons trouver un nouvel équilibre entre exigence d’efficacité et exigence de justice sociale.

Il nous faut améliorer le minimum vieillesse, les pensions de réversion et le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus. Cela passe, non par des dépenses publiques supplémentaires, mais par un effort fiscal plus justement réparti. Le paquet fiscal, dont les mesures sont pour l’essentiel orientées vers les classes moyennes, doit être complété soit par un plafonnement des niches fiscales et sociales, soit par la mise en oeuvre d’un impôt minimum sur la dernière tranche d’imposition. Il ne s’agit pas de créer un nouvel impôt, mais de faire en sorte que l’empilement des niches en matière d’impôt sur le revenu ne puisse réduire ce dernier de plus de 60 %. En effet, les plus hauts revenus ne doivent pas pouvoir s’exonérer totalement de l’impôt. C’est un objectif de justice fiscale et sociale. Redéployer ainsi ces 800 millions d’euros vers les retraites les plus faibles et la prime pour l’emploi est donc non seulement possible mais nécessaire.

150.000 jeunes sortent du système scolaire sans le moindre diplôme, et particulièrement les jeunes des banlieues. Nous devons réformer profondément notre formation professionnelle qui est actuellement illisible, opaque et qui favorise la bureaucratie. Ses crédits, qui représentent plus de 20 milliards d’euros, doivent en partie être redéployés vers ceux qui sont les plus fragiles.

La réforme des retraites à venir doit être imprégnée de l’exigence de justice, comme elle le fut en 2003 en permettant à ceux qui ont commencé à travailler jeunes de partir plus tôt à la retraite. Le différentiel d’espérance de vie restant l’inégalité majeure de notre société, le travail posté, le travail de nuit, les métiers difficiles doivent être pris en compte lors du rendez-vous des retraites de 2008.

Les inégalités d’accès à la propriété ont été largement corrigées grâce aux mesures engagées par le gouvernement. Si nous voulons qu’elles jouent pleinement leur rôle, elles doivent être encore simplifiées. Par ailleurs, la rotation dans le parc HLM peut être fortement accrue grâce à deux mesures applicables depuis le 1er janvier : la location accession et le pass foncier. Grâce à elles, il est aujourd’hui possible d’accéder à la propriété dans la majorité des villes et des zones rurales, avec des mensualités voisines de 550 euros par mois.

Nous soutenons la volonté de réforme du gouvernement, mais nous restons très vigilants vis-à-vis du contenu des réformes, qui ne peuvent se faire sans esprit de justice.

Les ouvriers et les employés, qui ont été les grands perdants des deux septennats de François Mitterrand, ont largement contribué à l’élection de Nicolas Sarkozy. Nous devons et nous pouvons répondre à leurs attentes. Mais la confusion trop facile entre socialisme et social impose à la droite et au centre un effort beaucoup plus important de pédagogie, avec des objectifs lisibles, mesurables, vérifiables.

C’est ainsi que nous répondrons au dilemme de toute société. Trouver le bon équilibre entre deux exigences : plus d’efficacité et davantage de justice."

Les députés signataires sont : PIERRE MÉHAIGNERIE (UMP), Ille-et-Vilaine ; JEAN-PAUL ANCIAUX (UMP), Saône-et-Loire ; BENOIST APPARU (UMP), Marne ; THIERRY BENOIT (NI), Ille-et-Vilaine ; CLAUDE BIRRAUX (UMP), Haute-Savoie ; EMILE BLESSIG (UMP), Bas-Rhin ; MICHEL BOUVARD (UMP), Savoie ; YVES BUR (UMP), Bas-Rhin ; GÉRARD CHERPION (UMP), Vosges ; JEAN-LOUIS CHRIST (UMP), Haut-Rhin ; CHARLES DE COURSON (Nouveau Centre), Marne ; MARC-PHILIPPE DAUBRESSE (UMP), Nord ; PASCALE GRUNY (app. UMP), Aisne ; LAURENT HÉNART (UMP), Meurthe-et-Moselle ; ANTOINE HERTH (UMP), Bas-Rhin ; ETIENNE PINTE (UMP), Yvelines ; MICHEL PIRON (UMP), Maine-et-Loire ; FRÉDÉRIC REISS (UMP), Bas-Rhin ; JEAN-MARIE ROLLAND (UMP), Yonne ; VALÉRIE ROSSO-DEBORD (UMP), Meurthe-et-Moselle.


Tag(s): Politique, PS, MoDem, UMP

Municipales: les résultats en avant-première

06/03/2008 | déjà un commentaire

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Eh oui, sans avoir de don de voyance, je crois pouvoir vous annoncer dès maintenant les résultats des élections municipales et les premiers enseignements que l’on ne manquera pas d’en tirer. Voici donc ce que pourrait donner l’analyse des résultats au lendemain du second tour:

Ces élections municipales viennent confirmer ce que les sondages nous disent depuis le début de l’année: le Président Sarkozy, de plus en plus impopulaire, se voit sanctionner par les électeurs. Une mise en garde sévère qui ne devrait pourtant pas faire changer de cap au gouvernement et ce, qu’il y ait remaniement ministériel ou non.

Du côté du Parti Socialiste, c’est l’euphorie. Cette soirée électorale n’est pas sans rappeler la large victoire de la gauche aux régionales de 2004…

Toutefois, les leaders de l’UMP ont tenu tout au long de la soirée à signaler que le raz-de-marée rose-rouge annoncé n’a pas eu lieu. Quelques maires sortants UMP mis en situation critique à l’issue du premier tour ont ainsi réussi à refaire leur retard au second tour.

Du côté du MoDem, on se félicite également: les résultats restent en deça du score exceptionnel de François Bayrou à la Présidentielle mais marquent l’ancrage du nouveau parti dans le paysage politique français.

Et le lendemain, on aura tout oublié. Les Français auront de nouveaux maires dont ils découvriront bien souvent a posteriori les programmes: comment, il est en faveur du tramway, celui-là? Quoi, une rocade de contournement? L’aménagement pietonnier du port, et puis quoi encore? etc.etc.

Les élections municipales sont des élections locales. Pourtant, la plupart des analyses et des commentaires portent sur un prétendu enjeu national. En réalité, cet "enjeu national" sera de courte portée: il se limitera au temps d’une soirée électorale et à la lecture des éditos dans la presse du lendemain.

Voter pour dire "non" à Sarkozy (ou pour lui dire "oui", c’est selon après tout), c’est sans doute tentant. Mais c’est aussi dommage/triste/risqué car ces élections sont importantes pour le quotidien des Français et les enjeux locaux mériteraient d’être réellement débattus. 

Alors, comment redonner ses lettres de noblesse à notre démocratie locale? A mon avis, tant que tous les Français seront appelés aux urnes le même jour pour des élections locales, les réels enjeux resteront brouillés.

Et si les municipales étaient organisées tous les ans, en fonction des régions: en année 1, la Bretagne, l’Auvergne et la Provence choisiraient leurs maires; en année 2, l’Alsace, l’Aquitaine et le Nord-Pas-de-Calais; et ainsi de suite… Difficile à mettre en pratique, je le sais bien. Mais tellement plus sain, non?

 

Photo: mariannes sanglantes par citron bleu sur Flickr 



Tag(s): MoDem, UMP, Sarkozy

Municipales: comme disait l’autre…

04/03/2008 | 4 Commentaires

Casse-toi pauvre con!

Dessin: Grozbulles 



Tag(s): PS, MoDem, UMP, Royal, Hollande

PS: où sont passés les adhérents?

19/02/2008 | 10 Commentaires

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François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a annoncé hier que son parti comptait "à peu près 150 000 adhérents". Soit 100 000 de moins que l’an dernier. Désillusions après la défaite? Désaccord avec la ligne politique? Départs des Ségolènistes?

Et puis: qu’en est-il à l’UMP? Et au Modem?

Les élections présidentielles de 2007 ont pourtant démontré l’intérêt des Français pour le débat et la chose publique.

 

 A lire également:

–> La fin du parti socialiste?

–> Réalisme socialiste

 

Photo: destempsanciens sur Flickr 



Tag(s): UMP, Sarkozy

Si Sarkozy était un produit…

13/02/2008 | Commenter »

Coupe-oignon Sarkozy

Si Sarkozy était un produit, ce serait l’histoire d’un flop monumental. Tentative d’explication de la dégringolade du Président de la République par le marketing.

Et si nous nous trouvions tout simplement en présence d’un exemple concret de ce que les gens de marketing appellent le "over promise gap"…

Over promise gap?

Vous êtes sur un marché. A un stand, un type harangue la foule et fait une démonstration de son tout nouveau "coupe-oignon" révolutionnaire. Ca a l’air génial. Vous l’achetez. Vous rentrez rapidement chez vous et vous vous mettez à couper frénétiquement des oignons. C’est vrai. C’est super! Et puis, vous rangez le "coupe-oignon" dans un tiroir… et vous l’oubliez là. Parce que, fondamentalement, un "coupe-oignon", ça ne sert à rien!

La semaine suivante, au marché, le même type vous fait la démonstration d’une toute nouvelle crême pour lustrer les cuivres. Révolutionnaire! Ca a l’air génial. Mais cette fois-ci, vous passez votre chemin.  

Si dans la communication sur votre produit, vous faites une "sur-promesse", vous avez de grandes chances de ne pas satisfaire vos clients.

Au contraire, si vous faites une promesse de "2" et que votre prestation de service est évaluée à "7", vous atteignez un niveau de "satisfaction client" de "5". Un niveau bien meilleur que pour le produit de la concurrence qui a communiqué à hauteur de "6" et vous rend un service évalué à "8" (pour lequel le niveau de satisfaction du client sera de "2" seulement). Vous suivez toujours?

Revenons au marché. Il y a un coutellier. Vous lui achetez pour une somme modique un épluche-légumes, un "économe" comme celui qu’utilisait votre grand-mère. Dix ans plus tard, vous l’utilisez toujours. Niveau d’attente initial minimum. Acte d’achat anodin. Mais niveau de satisfaction élevé (par rapport au niveau d’attente initial).

Par conséquent, la formule du succès serait plutôt: "under promise and over deliver". Une communication modeste et des résultats allant au-delà de la promesse initiale. 

Avec Nicolas Sarkozy, la communication n’a pas été modeste. La promesse était démesurée: TOUT est possible. Et cette promesse n’était pas seulement un slogan. Elle a été déclinée pendant des mois sous forme de promesses. Au pluriel cette fois.

Et, là, notre petit Nicolas se prend en pleine poire la dure réalité: eh, non, tout n’est pas possible! Et il commence à nous l’expliquer… C’est là que ça se gâte.

Le "coupe-oignon" Sarkozy, même s’il répond à certaines des attentes de ses clients-électeurs, leur délivre une prestation de service tellement en deça de la promesse initiale qu’ils sont dépités, déçus. Ils promettent qu’on ne les y reprendra plus. On en entend même certains regretter leur bon vieux "épluche-légumes" Chirac, c’est vous dire! Parce que le problème avec le "coupe-oignon" Sarkozy, c’est qu’il n’y a pas moyen de le planquer dans un tiroir et de l’oublier. On va bien devoir l’utiliser pendant encore 4 ans…

Après un lancement marketing loupé, nous allons désormais voir si le petit Nicolas est meilleur en communication de crise… 

Voir également:

–> Badaboum

–> Boum 



Tag(s): UMP, Institutions, Sarkozy

Attali: interdiction de picorer!

03/02/2008 | Commenter »

Flickr Hen

La commission Balladur (Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des insitutions de la Vème République) prévoit notamment de modifier l’article 5 de la Consitution pour préciser que le Président de la République "défini la politique de la nation" (jusqu’à présent, c’était le gouvernement qui étant sensé définir la politique de la nation).

Quand je lis et j’entends Jacques Attali préciser à propos de son fameux rapport que " ceci n’est pas non plus un inventaire dans lequel un gouvernement pourrait picorer à sa guise", je me dis qu’il faudrait aller au bout de cette logique et je propose donc l’ajout d’un nouvel article à notre chère Consitution, un article tout simple:

"Jacques Attali défini la politique de la nation".

Mais trève de plaisanteries: j’espère bien que le picorage sera la règle en la matière.

Sinon, pourquoi avoir des partis politiques qui élaborent des programmes (les "conventions de l’UMP" avait d’ailleurs fait un gros boulot que le candidat Sarkozy avait déjà très peu utilisé)?

Pourquoi élire des députés?

Pourquoi publier des programmes au moment des élections présidentielles si un nouveau programme est écrit quelques mois plus tard par un groupe d’experts sans aucune légitimité démocratique?  

 

Photo: jamesmorton sur Flickr 



Tag(s): UMP, Sarkozy, Bayrou, Juppé

Juppé est il encore à l’UMP?

28/01/2008 | Commenter »

Flickr - Alain Juppé

Alain Juppé est l’un des fondateurs de l’UMP en 2002. Il en fut le premier Président, jusqu’en 2004. Pourtant, aucune trace du logo de ce parti sur les documents de campagne ou sur le site de ce même Alain Juppé, candidat aux élections municipales de Bordeaux. Etonnant, non?

Comment interpréter le soutien ouvert que s’apportent mutuellement Alain Juppé et François Barou dans ces élections municipales (et qui va à l’encontre de l’opinion générale de leurs propres partis)?

Et si, lui-aussi, préparait déjà l’après-Sarkozy.

Imaginons que Sarkozy, de plus en plus impopulaire, soit peu à peu lâché par ses propres troupes. Qui, dans cette hypothèse, aurait le crédit des militants de l’UMP pour reprendre le flambeau?

logo Juppé Bordeaux

 

Photo: ksenia B sur Flickr



Tag(s): UMP, Sarkozy

Badaboum!

11/01/2008 | Commenter »
 
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Cassage de gueule de Nicolas Sarkozy dans les sondages… La cote de confiance du Président perd 7 points: selon le dernier baromètre CSA, 48% des Français font (encore?) confiance à Nicolas Sarkozy pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays. Il faut dire que ses dernières escapades amoureuses n’ont pas dû renforcer sa crédibilité.
 
Bling, bling fit le Président en se cassant la gueule… 
 
Photo: pescaour sur Flickr 



Tag(s): Vidéo, UMP, Economie, Sarkozy

Boum!



N. Sarkozy, j'ai changé!
envoyé par nonolimit06